Chaque jours de nouveaux signes nous montrent que les réseaux sociaux entrainent des bouleversements dans les formes de production du son et de l’image. En voyant cette vidéo ce matin, j’y ai vu l’exemple parfait de cette mutation des flux de production audiovisuels, et les nécessaires ajustements aux nouvelles formes de diffusion qu’elle exige de ses acteurs.

Voici l’histoire: l’équipe @eyeXcon, Paris, lance une marque de T-shirts “streetwear”, aux design assez originaux. Visant une niche qu’on imagine assez réduit niveau public, et commençant ses démarches de commercialisation, elle s’appuie sur son 1er cercle via les réseaux pour se faire connaitre. Elle prend un domaine .com avec un tumblR, un canal YouTube et commence à faire des vidéos très courtes.

L’important : Qui, Quand, Comment, .

  • Qui, plus le sujet étant déjà “exposé”, et plus il attirera du public. Rien de nouveau ici, mais ce phénomène tend à êre prédominant sur les reseaux sociaux, l’aspect “people” ou “gourou” prenant souvent le dessus (voir twitter).
  • Quand: le plus possible, tout le temps ! Évidemment la quantité ne doit pas prendre le pas sur la qualité, mais pas de succès sans présence, et la présence, c’est trusté la twitter list ou la mur facebook, avec régularité, different horaires, etc.
  • Comment: la clef, être actif. Un rythme soutenu de production audiovisuelle va imposer un flux de production raccourci, avec moins de tournages, moins de post production pour pouvoir répéter souvent, sans jamais sacrifier à a créativité. L’image corporate doit être claire, présente mais facile à manier pour ne pas ralentir la sortie des vidéos.
  • : Là où le vent de la création et du renouvellement nous mène !

Dans notre exemple, la vidéo est filmée et enregistrée (son) dans la pièce où les T-shirts semblent être produits. L’objectif : les 5000 visites en 10 jours qu’a réussi a generer cette vidéo (feat. Greg Frite, artiste très actifs sur les réseaux). Tant que nous sommes à évoquer les succès, gardez à l’esprit que les séries faites de mini-épisodes sont un format parfait pour le web : courtes, mais addictives elles permettent de passer de l’une à l’autre, puis à une troisième, mode de consommation calqué sur les plateformes type YouTube.

Le fait de travailler sur une “niche”, petite, et assez saturée comme peut l’être celle de la création-mode, appelle à plus de creativité, et force est de constater qu’ eyeXcon a trouvé une recette inteligente, adaptée, efficace et rafraichissante. Nul doute qu’ils capitaliseront sur ce bon sens, et qu’ils continueront leur ascencion.